25/02/2009
Contenu du tract distribué
le lundi 23 février 2009
à l'entrée de la salle
d'audience du procès
NOUS EXIGEONS LA VERITE !
Aujourd'hui s'ouvre le procès de la catastrophe AZF. Plus de 7 ans après l'explosion qui a détruit une partie de notre usine, provoqué la mort de 30 personnes dont 21 salariés sur le site, fait plus de 2000 blessés, dégradé des habitations, des écoles et lycées, des bâtiments publics, des installations industrielles, la justice doit examiner le travail effectué par ses juges, la police, les experts pour tenter de dégager des explications et établir des responsabilités. Nous y sommes...
Les anciens salariés de l'usine AZF et ceux qui, dans leur travail, leur apportaient assistance ont payé un très lourd tribut à la catastrophe industrielle. Ils ont eu en outre à surmonter la catastrophe économique qui par la fermeture du site a provoqué la disparition de plusieurs milliers d'emplois sur tout le secteur.
Pendant la même période, relayant les accusations infondées de la presse locale, son principal quotidien en particulier, certains groupes de pression et d'associations créés pour la circonstance se laissaient aller à porter des jugements infamants sur l'usine AZF et par voie de conséquence sur ceux qui y travaillaient. Pour entretenir les aigreurs des riverains sinistrés ou pour alimenter des positionnements idéologiques,des manifestations étaient organisées autour de slogans de fin de guerre tels que « Plus jamais ça ! » ou, plus insultants encore, « Non aux usines de mort ! »
Les salariés n'ont jamais oublié non plus les déclarations officielles du Procureur de la République en poste alors à Toulouse qui, dès le 24septembre 2001, donnait dans ses grandes lignes les résultats d'une enquête qui avait à peine débuté en privilégiant à 99% la piste accidentelle...
Dans un tel contexte de lynchage, la décision de fermeture de l'usine AZF a été prise tandis que, sur décision du premier ministre de l'époque, on réduisait substantiellement les activités de l'ensemble du pôle chimique sud de Toulouse. Des mesures lourdes de conséquences pour des centaines de salariés et dont on n'a pas apprécié aujourd'hui encore toutes les répercussions économiques et sociales pour la région...
Regroupés dans leur Association « AZF – Mémoire et Solidarité »,y trouvant un prolonge-ment à la forte solidarité qui s'était manifestée au lendemain de la catas-trophe, les ancienssalariés se sont engagés sur un certains nombre d'objectifs dont celui, prioritaire, était l'exigence de vérité sur les origines de la catas-trophe du 21 septembre 2001.
Les salariés d'AZF, par l'intermédiaire de leur Association, ont été longtemps les SEULS à exiger les causes de ce drame. Contrairement à la Mairie de Toulouse, au Conseil Général de la Haute Garonne et à la Région Midi Pyrénées ils n'ont pas attendu plus sept ans pour se porter partie civile.
Alertés par de nombreux témoins que la police refusait d'entendre, L'Association « AZF – Mémoire et Solidarité » lançait même en 2004, à grands frais, par l'intermédiaire du quotidien régional, un appel à témoignages qui allaient apporter plus de 400 pièces supplémentaires au dossier judiciaire d'une enquête orientée uniquement à charge.
Ce travail d'investigations, y compris sur des pistes inexplicablement ignorées par les enquêteurs, allait les conduire à formuler plus de vingt demandes d'actes qui allaient être refusées par le juge d'instruction sans justification et sans explication.
Rappelons qu'en juin 2002, 13 salariés d'AZF et d'entreprises intervenantes allaient être mis en examen sur la base d'une hypothèse invraisemblable, avant de bénéficier pour 12 d'entre eux d'un non-lieu. Or c'est ce même scénario accidentel qui est retenu pour étayer son ordonnance de renvoi qui sert de base à l'accusation !
Aujourd'hui, l'Association de salariés « AZF – Mémoire et solidarité » qui regroupe plus de 600 adhérents se présente au procès avec une seule préoccupation. Elle exige que l'on donne pour toutes les victimes et en particulier ceux qui, blessés par dizaines, ont perdu leurs collègues, leur usine et leur travail, les véritables explications sur le processus qui en septembre 2001 a provoqué la détonation d'un tas d'ammonitrate dans un bâtiment de stockage de leur usine.
L'Association a pris contact avec les plus hautes compétences en matière de produits chimiques, de produits chlorés et d'ammonitrate en particulier. Tous ces savants nous ont expliqué que le scénario retenu ne reposait en aucun cas sur une réalité scientifique acceptable. Si l'on ajoute que l'enquête n'a jamais été en capacité de démontrer que le mélange de produits incompatibles ait pu être réalisé, il en ressort que la thèse de l'accusation est totalement invalidée. Le procès va le démontrer à tous ceux qui, contre toute évidence, pourraient encore aujourd'hui en douter.
C'est donc, si la possibilité nous en est donnée, sur les pistes ignorées que nous allons témoigner, interroger et démontrer. Nous n'en rejetons aucune, interne comme externe, à l'usine AZF.A travers des centaines de témoignages collectés par nos soins, des milliers figurant dans le dossier d'instruction, de nombreux enregistrements sonores, électriques, sismiques nous sommes aujourd'hui convaincus que des pistes ou des évènements jusqu'ici ignorés doivent être pris en considération lorsque l'on a pour objectif de rechercher véritablement l'origine de la catastrophe.
Nous citerons :
La première explosion (que des milliers de toulousains ont entendue et qui a été en plusieurs endroits enregistrée)
Les phénomènes précurseurs (éclairs, boules de feu, électrisations, constatés par de nombreux témoins dans et hors de l'usine et n'ayant pas été pris en considération dans l'enquête)
Les éléments suspects (attentat, acte de malveillance, autour de constatations faites dans un climat international de menace terroriste ayant nécessité la mise en « vigipirate » de nombreux établissements à Toulouse, AZF étant « oublié »)
Le brouillard (inhabituel, constaté par de nombreux témoins sur le site et qui n'a pas fait l'objet d'investigations approfondies)
Les aéronefs (dont la présence d'hélicoptères est aujourd'hui avérée après avoir été longtemps, sinon cachée, du moins ignorée)
Notre implication lors du procès portera donc sur ces thèmes autour desquels nous nous posons de nombreuses questions sans que l'on ait tenté jusqu'ici de nous donner les réponses qui auraient été pourtant de nature à faire avancer l'enquête sur la découverte de l'origine de la catastrophe.
Nous donnerons également l'occasion à ceux qui ont eu à les subir de témoigner sur les pressions dont ils ont été l'objet lors du recueil de leurs dépositions.
Les salariés de l'Association « AZF – Mémoire et Solidarité » qui, pour un grand nombre d'entre eux ont passé des dizaines d'années dans l'usine récusent la mise en cause d'installations ou d'organisation de travail critiquées sans preuve par de pseudo procureurs occasionnels qui n'avaient jamais mis les pieds dans l'usine du temps qu'elle fonctionnait.
Dans la diversité de ses membres, « AZF – Mémoire et solidarité » ne mènera pas non plus sur le dos de leurs camarades décédés, sur celui de plusieurs centaines de blessés, une bataille idéologique que certains veulent engager en profitant des dramatiques circonstances de la catastrophe du 21 septembre 2001.
Il faut que chacun sache qu'à l'issue du procès, quel que soit le jugement porté, l'Association de salariés « AZF – Mémoire et solidarité » poursuivra son action sur tous les terrains qui se présenteront si à travers les audiences on n'apporte pas la réponse qu'elle attend à sa légitime exigence de justice et de vérité .
Le 23 février 2009
Nous remercions les dessinateurs de Charlie Hebdo qui nous ont aimablement confié les dessins qui illustrent ce bulletin d'information
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18/01/09
Contenu du tract distribué
le mercredi 21 janvier 2009
L'EXPLICATION AZF : LA OU IL FAUT CHERCHER … !
Dans notre information de décembre, nous avons présenté aux Toulousains les preuves que l'explication officielle, le mélange de nitrate d'ammonium et d'un produit chloré, était erronée.
Quelle est donc la cause de l'explosion ?
Les éléments de la réponse sont dans le dossier de l'instruction judiciaire, apportés en grande partie par les témoignages des Toulousains, mais ils ont été « curieusement » survolés ou dénaturés ou purement et simplement ignorés.
Ils constituent cinq chapitres , qui représentent pourtant au total plusieurs milliers de pages :
- 1 - LES ELEMENTS SUSPECTS
Il s'agit de l'hypothèse criminelle, malveillance ou attentat. Dès le 1 er septembre 2001 la SNPE reçut la visite de policiers les informant de menaces d'attentat. Le 12 septembre 2001 le préfet réunit les directeurs des principales entreprises publiques et privées toulousaines (mais pas AZF) pour les inciter à renforcer les mesures de sécurité.
Plusieurs individus ont proféré des menaces à l'encontre de Toulouse, en particulier sur le site AZF dans les jours précédant le 21 septembre 2001. Une des victimes retrouvées sur le site avait la tenue de kamikazes islamistes. Plusieurs revendications ont été adressées à la police ou aux médias…
- Ce chapitre est suffisamment consistant (1) pour relancer l'enquête sur les personnes suspectées et leur environnement, le milieu islamiste régional.
- 2 - LES AERONEFS
Plusieurs aéronefs (hélicoptères, drones) évoluant à basse altitude ont été vus par de multiples témoins à proximité du pôle chimique au moment de l'explosion ; le passage de certains a été enregistré (FR3, M6). Ces appareils et leurs équipages n'ont pas été sérieusement recherchés. Que faisaient-ils ? Qu'ont-ils vu ? Pourquoi ne se sont-ils pas spontanément manifestés à la police ? Le témoignage des équipages serait fondamental, en particulier pour comprendre les phénomènes précurseurs : Rayons lumineux, éclairs, boules de feu… et localiser le premier panache correspondant probablement à la première explosion.
- Relancer les recherches auprès des entreprises possédant ou utilisant fréquemment des hélicoptères – Demander la levée du « secret défense » pour les vols militaires.
- 3 - LE « BROUILLARD »
Un nuage aérosol a été observé le matin du 21 septembre 2001 dans la zone nord-est du site AZF, celle de l'explosion, ne pouvant provenir, compte tenu du vent d'autan, que du sud-est du pôle chimique. Un lâcher important, accidentel ou volontaire, d'un produit inflammable, pourrait être à l'origine de phénomènes précurseurs observés et in fine de la détonation dans le bâtiment 221. Or les enquêteurs n'ont pas approfondi leurs investigations sur l'ensemble du pôle chimique (2).
- La saisie de tous les documents et enregistrements relatifs à l'activité de toutes les usines du pôle chimique des 20 et 21 septembre 2001 permettrait à la justice de faire la lumière sur ce chapitre.
- 4 - LA PREMIERE EXPLOSION
Précédant la séquence des 10 secondes, une (au moins) explosion d'importance moyenne, à l'existence incontestable, s'est produite sur le pôle chimique ou à proximité immédiate. Cette première explosion constitue le départ de la séquence qui a conduit à la détonation dans le bâtiment 221. Elle est probablement très liée aux phénomènes précurseurs et au brouillard.
- L'inflammation d'une nappe de gaz pourrait être à l'origine de la catastrophe. C'est un phénomène connu (UVCE), à envisager dans ce dossier.
- 5 - LES PHENOMENES PRECURSEURS
Dans la dizaine de secondes qui a précédé l'explosion majeure, de multiples témoins ont observé des rayons lumineux, des éclairs, des boules de feu, un panache, des sifflements…. Des phénomènes d'électrisation ont affecté des personnes et du matériel.
Ces phénomènes ont manifestement un rapport étroit avec l'explosion finale. Ils n'ont pas été pris en compte par les enquêteurs qui les ont, ou interprétés avec la plus haute fantaisie, ou carrément niés.
- Un groupe de travail pluridisciplinaire d'experts reconnus permettrait d'élucider ces phénomènes et d'établir leur lien avec l'explosion.
L'approfondissement de ces cinq chapitres a été demandé de longue date par les AZF pendant l'instruction. Vingt demandes d'acte ont été déposées dans ce sens ; elles ont toutes été rejetées, sans explication ! Derrière le « leurre » de la thèse officielle, c'est dans ces cinq chapitres que l'on trouvera l'explication du drame que nous avons tous partagé !
C'est ce que nous attendons du tribunal lors du procès !
(1) Voir l'ouvrage du journaliste d'investigation Marc Mennessier « AZF, un silence d'Etat » (Seuil)
(2) Voir l'ouvrage des journalistes d'investigation Frank Heriot et Jean-Christian Tirat « AZF, l'enquête assassinée » (Plon)
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le mercredi 17 décembre 2008
TOULOUSAINES, TOULOUSAINS,
ON VOUS MENT !
Le procès AZF qui s'ouvre le 23 février 2009 va s'appuyer sur la thèse officielle de l'accident interne à AZF ! « Un opérateur aurait involontairement mélangé deux produits incompatibles, du nitrate d'ammonium et un produit chloré, le DCCNa (1) »
Or aucun élément factuel ne vient à l'appui de cette thèse. Au contraire , tous les éléments du dossier vont à l'encontre de cette thèse :
UNE CONFUSION MATERIELLEMENT IMPOSSIBLE !
Le mélange incriminé serait le résultat d'un pelletage au sol de DCCNa, produit que l'opérateur aurait confondu avec du nitrate – C'est matériellement impossible ; en effet le DCCNa, c'est « De l'eau de javel solide ». La manipulation de ce produit exige le port de masque à gaz, de gants, et d'une combinaison étanche, faute de quoi vous suffoquez rapidement et avez la peau brûlée!
C'est ce qu'ont montré sans ambiguïté les reconstitutions judiciaires d'octobre 2002 ! Malgré cette démonstration les experts judiciaires ont persisté dans leur théorie !
AUCUNE REACTION CHIMIQUE !
La benne supposée contenir ce mélange (du nitrate d'ammonium avec du DCCNa en surface) est restée près de deux jours dans un hangar, par vent d'autan.
Les connaisseurs expérimentés de ces produits savent que le DCCNa aurait pendant ce laps de temps partiellement et progressivement réagi avec le nitrate en donnant des produits jaunâtres très colorés (oxydes d'azote) et des mousses (gaz carbonique) ainsi que des odeurs chlorées, caractéristiques.
Les experts judiciaires, qui ont fait des essais de mélange des deux produits, ont eux-mêmes observé ces phénomènes et l'ont noté dans leurs rapports.
Dans l'usine, l'opérateur, qui a touché le produit de la benne avec sa main le 21 septembre 2001 au matin, a-t-il remarqué ne serait-ce que l'un ou l'autre de ces phénomènes ? Aucun !
Deux opérateurs sont passés près du contenu de la benne déversé dans le bâtiment 221 dans les minutes qui ont précédé l'explosion, à un moment où la réaction aurait du être en pleine expansion. Ont-ils vu des fumées jaunes d'oxyde d'azotes ou senti une quelconque odeur chlorée, caractéristique ? Nullement !
LES ANALYSES : PAS DE CHLORE !
La Police Judiciaire a prélevé, à fin d'analyse, une douzaine d'échantillons dans le bâtiment d'où est partie la dernière benne, en particulier à l'endroit précis du pelletage. Aucune trace de DCCNa dans ces échantillons !
Il y a surabondance de contre-preuves scientifiques de la thèse officielle !
(1) Dichloroisocyanurate de sodium : produit pour piscines et détergents
UN NON-LIEU POUR « L'AUTEUR DE L'ACCIDENT » !
L'opérateur incriminé, mis en examen lorsque la thèse officielle a été élaborée, a légitimement bénéficié d'un non-lieu en 2007 , avant même que l'instruction soit clôturée et le procès programmé, ce qui laisse à penser que le juge d'instruction lui-même n'a pas été très convaincu par cette thèse…. !
Sur quoi s'appuient donc les experts judiciaires pour la défendre ?
Sur quelques essais, non probants techniquement et sur la présence d'un emballage vide de DCCNa dans le bâtiment d'où est partie la dernière benne !
Rien de sérieux, rien de scientifique , que des supputations, contredites par les faits et les analyses !
Pourquoi cette obstination des experts judiciaires, pourquoi, contre toute vraisemblance s'accrochent-ils à cette ineptie ?
A cause de l'orientation donnée à l'enquête dès le premier jour par les autorités du pays.
« Le président de la République et le gouvernement espèrent qu'il ne s'agit pas d'un attentat ! » (Source proche de J. Chirac et L. Jospin).
Vos désirs sont des ordres, Messieurs les Gouvernants ! :
« Ils veulent un accident ! Et bien ils l'auront ! » (Un haut responsable de la sécurité à l'issue de la réunion à la préfecture le 21 septembre 2001 après-midi).
Le zèle du représentant local de la justice s'est manifesté sans tarder:
« Il s'agit d'un accident, à 99% ! » (Le procureur Bréard, le 24 septembre 2001).
Les responsables de la PJ (auxiliaire de la justice) se sont alignés, ainsi que les experts judiciaires inscrits auprès du tribunal de Toulouse (payés par la justice).
Les policiers et agents de justice qui ont tenté de travailler honnêtement ont été écartés, leur travail étouffé !
C'est le mensonge qui a présidé au lancement de l'enquête officielle, c'est le mensonge qui en est la conclusion !
Les anciens salariés AZF qui, contrairement à beaucoup d'autres, ne demandent que l'explication sur l'origine de la catastrophe du 21 septembre 2001, feront tout ce qu'ils pourront lors du procès pour dénoncer cette imposture :
- Pour la mémoire des morts,
- Par respect pour leurs familles,
- Pour la dignité des Toulousains et de leur ville,
- Pour la Vérité, tout simplement.
TOULOUSE DOIT SAVOIR !
(Dans notre information de janvier nous vous indiquerons là où il faut chercher, pour trouver)
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le mercredi 12 novembre
TOULOUSAINES, TOULOUSAINS,
Le 23 février prochain s'ouvre le procès AZF !
Beaucoup parmi vous étaient ce matin-là à Toulouse et s'en souviennent… Une grande frayeur, de l'inquiétude pour les proches…, et puis l'interrogation : QUE S'EST-IL PASSE ?
Ce matin là à 10h17 le dépôt 221 de l'usine AZF, notre usine, a explosé, provoquant la mort de trente personnes dont vingt et une dans l'usine, semant la désolation dans la partie sud de la ville.
Sonnés, mais avec sang-froid et grâce à la formation acquise, nous avons mis immédiatement l'usine en sécurité évitant ainsi toute émission massive de gaz nocif et toute pollution grave.
Et puis l'enquête judiciaire a commencé et le procureur a annoncé publiquement trois jours plus tard qu'il s'agissait d'un accident à 99% ! L'explication n'allait pas tarder à suivre, ….. pensait-on !
Et puis les jours ont passé, les semaines, les mois, les années et 8 ans plus tard on n'en sait pas plus qu'au premier jour !
Certes les experts judiciaires, qui ne manquent pas d'imagination, ont publié pendant ces années un véritable feuilleton où se sont succédées les explications les plus fantaisistes: la soupe chimique qui a fermenté pendant 80 ans, les rats crevés qui ont émis du méthane, les déchets de bois et de cartons, l'acide sulfurique, le soufre, etc…. , enfin le produit chloré, avec à chaque fois un avis catégorique mais jamais aucune preuve !
Une démarche, tout au long de ces années, sans aucune rigueur, qui n'a rien eu de scientifique !
Les anciens salariés ont suivi avec attention et neutralité l'enquête judiciaire, l'enquête parlementaire, l'enquête administrative ainsi que l'enquête interne AZF, toutes ces enquêtes étant curieusement cantonnées à la recherche d'une cause interne, toute cause externe ayant été écartée a priori par les autorités.
Au résultat aucune explication validée et reconnue n'a été fournie par aucune de ces enquêtes !
C'est la première fois, où que soit dans le monde, qu'une catastrophe industrielle ne trouve pas d'explication !
C'est inadmissible, pour la mémoire des victimes, pour leurs familles, pour les blessés et sinistrés, pour tous les Toulousains !
Les anciens salariés d'AZF n'ont jamais eu de « thèse » sur l'explication, à la différence de certaines associations aux motivations idéologiques ou financières. Nous avons toujours été prêts à accepter l'explication, quelle qu'elle soit. Encore faudrait-il la connaître !
Le 24 février s'ouvre le procès, annoncé comme un procès-spectacle. En réalité un procès virtuel, dont on ne voit pas ce qu'il pourra donner, puisqu'on n'a pas l'explication ….
Partie civile nous interviendrons dans ce procès :
-Pour dénoncer l'orientation donnée à l'enquête dès le début par les autorités
-Pour dénoncer la fausse explication « du chlore » présentée par les experts judiciaires
-Pour mettre en évidence les chapitres fondamentaux du dossier laissés délibérément dans l'ombre, en particulier la première explosion, les phénomènes précurseurs, les éléments suspects…
En conséquence nous attendons qu'au cours ou à l'issue de ce procès, le tribunal ordonne la réouverture de l'enquête, avec de nouvelles équipes aux compétences reconnues
TOULOUSE DOIT AVOIR L'EXPLICATION
* Face à l'ostracisme du principal quotidien local à notre égard, nous nous adressons à la population toulousaine par tracts
>> En décembre nous vous expliquerons pourquoi la thèse officielle est fausse.
>> En janvier nous vous présenterons les pistes à explorer pour parvenir à l'explication, qui commence à se dessiner….
Les anciens salariés AZF
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http://www.azf-memoireetsolidarite.com
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